"Les élèves ne sont pas encore mobilisés par leur orientation, très peu d’entre eux se posent des questions. On les voit, pendant le salon, déambuler le nez au vent. Ils grappillent quelques prospectus, quelques brochures, et se retrouvent très vite à attendre dehors ou dans l’espace cafétéria. On peut se demander si ce n’est pas un gaspillage de temps, et d’argent..."
Alors, pourquoi mettre l’accent sur la classe de 1ère ?
Première raison : l’accès à l’enseignement supérieur est, aujourd’hui, une période "à haut risque" pour les lycéens. Il est donc nécessaire d’aider les élèves à réussir cette transition.
L’insertion professionnelle des jeunes sortis à bac +1 ou Bac + 2 sans avoir obtenu de diplôme s’est très fortement détériorée.
Près de 90 000 jeunes sortent tous les ans à ce niveau là. Pour près d’un tiers d’entre eux, l’entrée dans la vie active tend à se rapprocher de celle des "non diplômés de l’enseignement secondaire" : comme eux, ils connaissent les longues périodes de chômage, les premiers emplois sous forme de missions d’intérim ou de contrats aidés, et le décrochage progressif de l’emploi au fil des trois années qui suivent la sortie… Les plus fragiles sont ceux qui ont navigué, à la recherche de la bonne orientation, "ceux qui ont passé une période relativement longue dans l’enseignement supérieur, le plus souvent inscrits à de multiples reprises en premier cycle universitaire".
Pour en savoir plus, voir l’enquête de suivi de la génération 2001 faite par le Centre d’études et de recherche sur l’emploi et les qualifications : Quand l'école est finie
Deuxième raison : les politiques d’image, et de communication sont devenues la règle, dans un univers très concurrentiel. Il est donc nécessaire d’aider les lycéens à décrypter l’information.
Le "rôle de l’école" est d’aider à appréhender la complexité du monde
Les lycéens ont besoin d’apprendre à devenir autonomes dans la recherche et le traitement de l’information. Ils ont besoin d’apprendre à structurer progressivement des grilles de lecture pertinentes, pour comprendre comment fonctionnent et s’articulent le système de formation et le monde du travail...
Azimut veut être pour les lycéens un "espace de découvertes", un "espace de rencontres et de dialogue" avec des exposants impliqués dans un établissement de formation, une branche professionnelle, un métier... A ce titre, il constitue un support intéressant, pour commencer à enseigner aux lycéens une méthode de recherche au service de leur orientation : apprendre à poser des questions, à développer une analyse critique, à croiser des sources...
Peu d’élèves savent le faire dans le domaine de l’orientation. Or, aujourd’hui, ces compétences sont devenues "vitales".